ART INUIT #2

Œuvres


L'ART INUIT #2


Après le succès incroyable en 2018 de l'exposition d'Art Inuit à Nantes, la Galerie La Folie des Arts renouvelle cette belle expérience et répond aux attentes du public nantais touché par les arts des populations autochtones.

 

Mais ce projet n'a pu voir le jour que grâce à la collaboration avec Denis Wetterwald passionné par la culture des pays du Nord. La découverte de l’art inuit lors de ses séjours au Canada fut l’occasion de débuter une collection qu’il a enrichie durant des décennies.

 

À la Folie des Arts, il accepte de disperser une partie, dans le cadre d’une expo-vente, d'une sélection d'estampes et de sculptures pour certaines anciennes et réalisées par des artistes inuit reconnus au niveau international.

 

 

Pour cette seconde édition, Céline PETIT, Docteure en ethnologie et  anthropologue spécialiste des sociétés inuit du Canada apportera un éclairage scientifique au programme de l'exposition.

 

 

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Quand James A. Houston, jeune peintre ontarien, fit son premier voyage en 1948 chez les Inuit du grand nord canadien (aujourd'hui le Nunavut), il fut tout de suite séduit par les sculptures en saponite (pierre à savon) qu'il découvrit alors et en particulier celles d'Inoucdjouac et comprit que le gouvernement d'Ottawa devait prendre des mesures pour protéger et encourager ces artistes dont les œuvres relevaient d'une tradition séculaire.

 

L'année suivante, une exposition eut lieu à Montréal et connut un immense succès (plus de 1000 objets vendus en quelques semaines). A partir de là, des coopératives furent créées et de nombreux artistes inuit purent commencer à vivre de leur production.

 

Aujourd'hui, le nombre de ces coopératives a sérieusement diminué et celles qui restent productives (Baker Lake et surtout Cape Dorset) sont de véritables lieux de création reconnus dans le monde entier. Certains de ces artistes ont leurs œuvres dans les plus grands musées des cinq continents. Un des signes de la reconnaissance internationale de cet art très particulier a été dans la décision du gouvernement canadien de confier le pavillon du pays lors de la dernière biennale de Venise 2019 à un artiste du Nunavut.

 

 

Si les sources d'inspiration sont toujours les mêmes, les réalisations sont nettement individualisées. Les styles diffèrent selon les communautés ainsi que selon la matière utilisée. C'est ainsi que très récemment, le marbre blanc ou rose a été travaillé par des artistes de l'île de Baffin. Mais quelque soit la matière et quelque soit la manière, Paul Swinton, un spécialiste de l'art inuit, affirme que le but de ces artistes est « la fabrication d'images réelles ou imaginaires qui ont leur propre réalité plutôt que leur propre beauté. Ainsi, une oeuvre d'art est un objet bien fait plutôt qu'un bel objet ».

 

Et ces images « réelles » témoignent toujours de leur attachement au milieu géographique et culturel dans lequel ils vivent. « Nous sculptons pour montrer ce que nous avons accompli en tant que peuple, disait Paulosie Kasadluak à l'occasion d'une exposition d'Inukjuak, nous ne représentons que la vérité ». Et cette vérité se décline à travers les représentations du monde animal, ours, baleines, narvals, oiseaux... mais aussi à travers les traditions de la chasse et de la pêche sans oublier l'importance du chamanisme.

 

Si la sculpture est une pratique ancestrale chez les inuit, le dessin n'était présent, avant le milieu du vingtième siècle, que sur les os de baleine, les défenses de morses en ivoire, sur certaines pierres (etching) ou sur les andouillers des caribous. Aujourd'hui et depuis plus de soixante-dix ans, l'estampe s'est développée d'une manière exceptionnelle et parmi les artistes les plus reconnus, un grand nombre se sont spécialisés uniquement dans cet art qui nécessite des moyens techniques favorisant le travail en équipe.

 

Peu à peu, les Inuit ont pris en main l'organisation de ces coopératives. C'est ainsi que l'an dernier, la mention « authenticité certifiée par le gouvernement du Canada » des certificats qui accompagnaient chaque oeuvre a été remplacée par la formule qui dit que leur commercialisation est « Autorisée par la fondation d'art inuit ». Un petit pas vers une autonomie économique et artistique ouvrant de nouvelles perspectives à ce peuple dont la survie est fortement menacée par les conséquences désastreuses du réchauffement climatique dont ils sont les premières victimes.

 

Cette nouvelle exposition présente des œuvres jamais proposées à la Galerie La Folie des Arts, des artistes du Nunavik à découvrir et les nouvelles gravures de Cape Dorset des années 2008 et 2009.

 

 

 

Denis WETTERWALD


EXPOSITION N°28





LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE

Située au nord de Nantes, dans le quartier du Pont du Cens, à proximité de l'église Notre Dame de Lourdes, La Folie des Arts bénéficie de conditions d'accès faciles et de nombreuses possibilités de stationnement gratuit. 

 

OUVERTURE PENDANT LES EXPOSITIONS

Jeudi : 14H00 - 18H30

Vendredi - Samedi - Dimanche : 14H00 - 19H00

Et sur rendez-vous.

 

VENIR À LA FOLIE DES ARTS

En voiture : Du centre ville par le boulevard Paul Bellamy et le boulevard Robert Schumann

En bus : Ligne 20 ; C2 ; 59 ; 96, arrêt Pont du Cens 

En tramway : Ligne 3, arrêt Beauséjour puis Ligne de bus 20

Coordonnées GPS : N : 47.248903 ° ; O : -1.576331 °


16 bis rue du Chanoine Poupard - contact@foliedesartsnantes.org - 06 75 22 28 87